Comment avez-vous transformé ces expériences en un concept et, in fine, en votre marque de fabrique ? Ça fait vingt-cinq ans que je chante. Claude Nougaro, que j'ai rencontré en 1996, m'avait demandé de chanter pour lui a cappella. Il faut comprendre que lorsqu'on est chanteur lyrique, on nous apprend qu'il faut toujours être accompagné d'un instrument pour chanter. Il m'a poussé à m'affranchir des conventions établies. Cela a mis en moi une graine de quelque chose. J'ai continué à l'opéra, mais j'ai construit quelque chose en parallèle. Au départ, ma professeur de chant me prenait pour une folle. Je lui ai dit que je ne l'excluais pas, mais qu'elle devait venir à ma première. Quand elle est venue dans les Jacobins à Toulouse, elle a adoré.
Propos recueillis par François Feuilleux
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